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 Au commencement était le verbe..

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MJ

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Nombre de messages : 182
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Au commencement était le verbe..   Sam 8 Avr à 23:03

Au commencement du Mythe capitolien était le verbe, et le verbe disait Acheter.

"Demandez, nous faisons le reste", "un bon produit est un produit vendu", .. multitude de slogans rutilants galvaudés dans une multitude de temple dédié à la consommation outrancière, l’empreinte subliminale résiduelle gravée sur la rétine du passant,.. la démesure érigée en style de vie, les excès d’un ego autocomplaisant, un idéal, le Capitol.


Doppler des sirènes dans un improbable horizon rougeâtre.. dans la Conurb écrasée de chaleur, c’est la guerre, ..enfin, ça y ressemble presque. L’idéal est à l’épreuve de la réalité.




Un maelström de violence inouï se déchaîne. Visions fugitives insoutenables qui défilent comme sur une pellicule de celluloïd rayé et jauni.. là, un pauvre fou se bidonne en observant avec détachement ses moignons sanguinolents.. ici, une femme aux cris déchirants qui s’attarde inutilement sur la dépouille déchiquetée de son enfant mort.. là encore, c’est un simple chien errant qui se contorsionne en répandant convulsivement ses entrailles sur le bitume, innocente victime d’un acte gratuit et témoin forcé d’un conflit dont il était jusqu’à présent simple spectateur.


Des manifestants meurent à chaque instant d’une balle perdue.. ou d’une balle qui fait mouche. Et les gangs qui s’en mêlent à présent et démultiplient, avec leur arsenal hétéroclite, un peu plus de chaos à chaque instant..
Un tel paroxysme de violence surprend, inquiète, et les manifestants qui détalent restent eux mêmes médusés devant les atrocités qu’ils découvrent à chaque coin de rue. Ce n’est plus une émeute, c’est une guerre des rues.. un règlement de compte général, la curée du grand chambardement qui ne lésine pas sur la consommation de masse !

Mais le plus grand mystère dans cette catastrophe est que personne n’est capable d’affirmer avec certitude la raison de cet état de fait. Par contre, tout le monde s’entend à penser qu’on la découvrira certainement sous un épais tas de cadavres putréfiés..

Au commencement du rêve capitolien était le verbe, et le verbe disait Tuer.
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MJ

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Nombre de messages : 182
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: Au commencement était le verbe..   Dim 14 Mai à 15:24

Tard dans la soirée, au Ladies’ Swing, une boîte de strip-tease bien quottée sur Pussy Lane, perdue parmi les avenues nuiteuses d’une banlieue sordide de San Dorado. Dans le lointain de la Conurb, les crépitements des armes automatiques et les rauques déflagrations des explosions laissent d’insaisissables flash lumineux sur la rétine, vibrantes promesses d’une nuit agitée.

Ambiance moite et tamisée, alourdie des effluves cendreuses de cigarettes bons marchés dans un décors criard de mauvais goût. Deux blondes vulgaires en string se trémoussent langoureusement au rythme d’une musique insipide, bombant leur poitrine retouchée de manière provocante à l’adresse d’une clientèle interlope. Là, une bande de loosers mal dégrossis s’échange des remarques salasses en reluquant les blondes. A l’extrémité d’une banquette capitonnée, à l’écart , une catin minaude avec un gros lourd huileux en costar Capitol, la cravate défaite, le fascié transpirant de désir. Comme toutes les filles du Ladies’, la coquine sait comment faire grimper les enchères.. elle à flairé le pigeon assez mûre pour troquer ses dollars contre un peu de chaleur humaine..

L’intermédiaire est un homme aux yeux bleus, cheveux blonds délavés hérissés en brosse, voix grave et feutrée, chemise kaki à manches courtes et un blouson de cuir noir aux manches décousues, dévoilant ses bras musclés et noueux. Il dit s’appeler Darryl Jones, mais son accent rocailleux rappelle les cocotiers vénusiens de Bauhaus. Il parle d’œuvre d’art, de talent artistique, d’esthétisme.. et de ce qui nous trotte dans la tête. C’est un point en plus en faveur de Bauhaus, mais c’est également une manœuvre dilatoire plutôt grossière pour évacuer son anxiété.. le client à 20 minutes de retard, difficile de le prendre au sérieux !


Darryl Jones a écrit:

"Je pense que le psychisme est intimement lié aux harmonies chromatiques que compose une personne dans ses choix vestimentaires. Mais, je ne vous parle pas ici de goûts socioprofessionnels qui la définissent globalement, mais bel et bien de l’intuition matinale qui la poussera à choisir tel cravate et pas une autre, tel chemisier et pas un autre.. ce genre de décision, anodine en apparence, est révélatrice des intentions inconscientes qui motivent ladite personne. J'ai la conviction qu’un vrai professionnel doit être en mesure de décrypter ce type d’indices lorsqu'il y est confronté !"


[Début effectif de l’Episode. Description physique et amorce de dialogue, je tâcherai prochainement de vous filer un résumé de votre précédente mission commune Clin d'oeil ]

JE PRECISE
Vous êtes déjà tous présents dans le night-club, attablés autour d'une table ovale perdue dans la cohue.. Darryl à commandé des cocktails et vous serine avec ses théories depuis déjà une demi-heure..
Laissez Friedrich corriger son post et poursuivez. Sorry Friedrich pour mes approximations..


Dernière édition par le Dim 28 Mai à 13:22, édité 3 fois
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Friedrich Von Thor

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Nombre de messages : 34
Corporation d'origine : Bauhaus
Date d'inscription : 23/03/2006

MessageSujet: Re: Au commencement était le verbe..   Mer 24 Mai à 13:44

Friedrich, pourtant toujours en alerte même lorsqu'aucun fait ne le justifie, ne peut réprimer un baillement en écoutant Darryl. Ses yeux furètent de droite à gauche, se posant plus longtemps sur les portes de l'établissement, et sur les danseuses dénudées.
Les bras croisés sur le ventre, on peut distinguer sur son avant-bras un tatouage représentant une épée à l'aspect particulier.
Il possède certains points communs avec Darryl: les yeux bleus, l'accent rocailleux, le cuir noir (posé sur le fauteuil)... Pour autant, l'air ennuyé et peu avenant de Friedrich semble indiquer qu'il n'apprécie pas Darryl outre-mesure.
Il coupe d'ailleurs celui-ci dans sa lancée:
Citation :
Vos grandes théories ça a l'air beau, mais j'y pige que dalle et je pense que rien ne vaut le vécu. Un vrai professionnel, c'est plutôt celui qui arrive à savoir qui il a en face de lui rien qu'en le regardant, en se fiant à son instinct et à son expérience. D'ailleurs, vos discours, ça me fait pas oublier qu'on attend quelqu'un depuis un bail. Heureusement qu'il y a les coktails pour nous tenir éveillés...
Friedrich, qui a l'air de s'impatienter, semble attendre une réaction d'approbation de ses comparses.
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Stungrinn

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Nombre de messages : 23
Age : 29
Corporation d'origine : Impérial
Date d'inscription : 23/04/2006

MessageSujet: Re: Au commencement était le verbe..   Jeu 25 Mai à 21:47

Depuis leur entré dans le club, Stungrinn n'avait pas bouger d'un pouce, il n'avait même pas prononcé un mot. Il semblait être ailleur, ni l'ennuyeuse musique, ni les pulpeuses gogodanceuses n'attiraient son attention. Même l'intense lumière des spots, qui éclairaient de long en large la salle ne fit cligner ses yeux emeraudes. Son regard restait immuable, fixé sur un mur, ou peut être la jointure du mur et du sol, qui se trouvait fasse à lui.

Alors que Darryl Jonnes, si tel est son identité, bassinait le groupe avec ses théroies, Friedrich, toujours plus ou moins sur le qui-vive, interrompis le monolague de Darryl.
A peine quelques secondes de silence que Stungrinn eut un léger sourire et dit d'une voix solennel


"L'habit ne fait pas le moine"

Il regarda brièvement l'assemblée composée de ses compagnon et de Darryl, puis son regarde retomba dans le néans, comme si il les avait quitté soudainement. Son petit sourire disparue aussitôt, réstant de marbre aux remarques et réactions de ses partenaires.
Mais pourtant ...
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Friedrich Von Thor

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Nombre de messages : 34
Corporation d'origine : Bauhaus
Date d'inscription : 23/03/2006

MessageSujet: Re: Au commencement était le verbe..   Sam 10 Juin à 10:05

Friedrich reste dubitatif quelques instant, puis déclare, en souriant:

Citation :
Voilà, c'est ce que je dis! Un mec que t'as en face de toi, faut de l'expérience pour savoir qui c'est et ce qu'il a derrière la tête! C'est pas sa manière de se saper qui va renseigner sur lui, du moins pas toujours.

Les yeux furètent à nouveau de droite à gauche, se posent quelques instant sur une danseuse aux formes généreuses. Il boit son cocktail d'un trait après l'avir senti pour en vérifier l'odeur. Il reste attentif aux propos qui peuvent se tenir autour de la table, et guette les réactions.
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