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 L’Histoire du Monde, Chapitre I

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MJ

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Nombre de messages : 182
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: L’Histoire du Monde, Chapitre I   Sam 31 Déc à 10:04

1500 plus tôt, l’Homme posait le pied sur la lune – un petit pas pour lui, un bond de géant vers l’anéantissement.

L’ascension des mégacorporations
A la fin du XXIème siècle, le monde n’est plus divisé en nations mais en immenses blocs financiers appelés corporations. Ces puissantes compagnies se partagent les ressources de la planète Terre, et rien n’est concédé des unes aux autres sans dispute.

Devant l’épuisement des ressources terrestres, les investisseurs commencèrent à porter le regard en direction de l’espace où les sondes faisaient état de vastes gisements de minerai sur Vénus, Mercure et Mars. Une corporation dynamique du nom de Capitol établit la première base permanente sur la lune en faisant une plate-forme de lancement idéale pour les vaisseaux spatiaux ; dissociés, l’eau fournissait en effet l’hydrogène et l’oxygène qui formaient les composants principaux du carburant des fusées.



D’autres corporations travaillaient de concert avec Capitol : Bauhaus, à la compétence technique légendaire, Impérial, dont le talent logistique et la main d’œuvre faisaient l’admiration de tous, et Mishima, pour laquelle aucune entreprise n’était jamais trop risquée.

D’autres corporations plus modestes tâchèrent bien de tirer leur épingle du jeu, mais furent broyées et absorbées par les quatre géantes qui défendaient leur suprématie avec une implacable détermination. Ces 4 compagnies prirent le nom de mégacorporations. Leur pouvoir était total.

***


La Conquête du Système solaire
A la fin du XXIIème siècle, les mégacorporations repoussèrent les limites du voyage spatial et de l’intervention atmosphérique jusqu'à ce que la colonisation des autres planètes ne soit plus un vain rêve. L’humanité devint possédée par la fièvre de la terraformation, et des mondes entiers furent transformés. De puissants régulateurs de gravité à supra-conducteurs furent enfouis profondément sous le contrôle des planètes.

Des usines de traitement atmosphérique géantes furent mises en place pour convertir une mince couche de gaz toxique en une atmosphère respirable. Des enzymes organiques, largués en orbite, modifièrent le sol pour le rendre fécond.

Des systèmes écologiques entiers furent conçus pour convenir à la nature de chaque environnement, et les terres fertiles furent noyées sous une pléthore de graines. Renforcée par des accélérateurs génétiques, hurlant sous la torture de la croissance forcée, la vie fut semée sur des mondes que la nature, dans sa sagesse infinie, avait choisi de délaisser.
Au milieu du XXIIème siècle, toutes les planètes intérieures étaient devenues habitables, et les mégacorporations commençaient à lorgner en direction des principaux astéroïdes de la ceinture et des lunes géantes de Jupiter.

***


L’Exode
Mais la conquête du système solaire s’accomplit au prix de la ruine totale de la Terre. Le ciel s’obscurcit, le niveau des océans grimpa, la famine, la guerre et les épidémies s’abattirent sur l’humanité comme un lion affamé. L’Armageddon, semblait-il, était enfin devenu réalité.

Les populations de la Terre se tournèrent vers les cieux en implorant désespérément d’être sauvées, mais le Seigneur resta sourd à leurs complaintes ; seules les mégacorporations répondirent à leurs appels. Elles se disputèrent les hommes comme n’importe quel produit, se disputant l’élite et laissant les faibles et les malades patauger dans la fange empoisonnée d’un monde qui n’avait plus rien à offrir.

Elles construisirent de gigantesques arches pour emporter les élus vers les nouveaux mondes qu’elles leur avait préparés, et ainsi fut réglé le partage de la race humaine.
Les mégacorporations ne laissèrent rien derrière elles ni ressources ni savoir-faire ni technologique ; rien qui risquât de se retourner contre elles. Elles fuirent leur monde natal à l’agonie, la Terre, le Paradis perdu, la planète des opportunités défuntes.

***


L’apogée de l’ère mégacorporatiste
La convoitise des gigantesques ressources naturelles des nouveaux mondes eurent tôt fait de ranimer la flamme de la discorde et du conflit. Les mégacorporations cessèrent bientôt de se soutenir et chacun songea à la défense de ses propres intérêts. Bien qu’elles fussent toutes représentées sur chacune des nouvelles planètes, elles manœuvrèrent de manière à se constituer des place-fortes qu’elles puissent revendiquer pour leurs.


Sur Mercure, c’est Mishima la plus présente. Afin de s’accommoder de la chaleur écrasante et de la minceur de l’atmosphère, la mégacorporation creusa un immense réseau de cavernes souterraines semi-artificielles pour y loger ses millions de ressortissants.


Sur Vénus, c’est la corporation Bauhaus qui domine, même si les 3 autres corporations y sont présentes de manière significative.
La planète était jadis un enfer de pluie sulfurique aux températures insoutenables ; elle est aujourd’hui recouverte d’océans et de jungles profondes. Sur Vénus, le soleil se souche à l’ouest et se lève à l’est, et à la différence des autres planètes, ses jours sont plus longs que son année ; une journée sur Vénus dure l’équivalent de 243 jours terrestres.
Concevoir une flore et une faune capables de survivre à une nuit de 121,5 jours fut l’une des plus belles réussites des biologistes moléculaires de Bauhaus et de Mishima. Pas étonnant, dés lors, que certaines des plantes et des animaux les plus stupéfiants de la nouvelle ère se trouvent sur Vénus.


Consolidant ses premières positions, Capitol revendique la lune et la ville de Luna, appelée à devenir la plus grande ville de tous les temps. Elle développe également une forte présence sur Mars, dont les déserts rouges ont étaient rendus partiellement fertiles et ou les canyons encaissés encadrent désormais les eaux glaciales turquoises arrachées aux entrailles de la planète.


Toujours inspirée par son instinct d’exploration, la corporation Impérial choisit d’ignorer la course aux planètes intérieures. Elle poussa plus loin encore et s’établit sur le petit astéroïde de Victoria ainsi que sur Ganymède, la plus massive des lunes de Jupiter, plus grosse encore que mercure.

Un nouvel âge d’or descendit sur l’humanité et les hommes se réjouirent de leur puissance. Leur société était la plus haute, la plus élevée qui ait existé sur le plan technologique, et ils se croyaient invulnérables.
Ils construisirent des vaisseaux capables d’atteindre les planètes extérieures du système solaire. De puissants ordinateurs géraient tous les aspects de la vie corporatiste, depuis la navigation des vaisseaux jusqu’à le répartition des ressources. Des intelligences artificielles complexes prédisaient les tensions et les mécontentements populaires et recommandaient les mesures pour les désamorcer. Elles élaboraient la stratégie des corporations, prenaient part aux négociations d’affaire – c’était l’ère du cerveau artificiel.

***


La Symétrie Obscure
Et les vagues de Symétrie Obscure se déversèrent comme des ondes sur un étang noir, comme la vibration d’un gong maléfique. Le son était terrible, et voilà ce qu’il disait : « Contemplez le visage du Mal, et désespérez ! »

En l’an 2200 après J.C, les pionniers de la corporation Impérial, baptisés Conquistadores, posèrent le pied sur Pluton. Au bout de quelques jours, ils émirent un dernier SOS puis ne donnèrent plus aucun signe de vie.
La perte de contact avec l’expédition coïncida avec la Chute des machines. Comme sous l’effet des turbulences d’une violente tempête solaire, les équipements électroniques de la civilisation humaine devinrent défaillants et imprévisibles. Poser une simple question de type oui-non à une machine électronique était une invitation au chaos. Les scientifiques baptisèrent ce nouveau phénomène la Symétrie Obscure – la trame sans logique, la science de l’entropie.

Chaque corporation rejeta la responsabilité de ses défaillances technologiques sur un sabotage de ses concurrentes mais, après quelques mois, force fut de reconnaître qu’il y avait à l’œuvre quelque chose de beaucoup plus sinistre qu’un simple virus informatique.
Les dysfonctionnement sporadique devinrent de plus en plus fréquents, et des gens commencèrent à mourir. Des vaisseaux orbitaux partaient en vrille, des quotas alimentaires se basaient sur des chiffres erronés, des sources d’électricité restaient coupées pendant des semaines. Des milliers et des milliers de personnes succombèrent au froid et à la faim, aux accidents de transport ou au dérèglement de machines téléguidées qui se retournaient contre leurs maîtres humains.

Les systèmes financiers s’effondrèrent, et les fichiers et archives disparurent des banques de données électroniques. Des révoltes éclatèrent un peu partout ; les corporations rappelèrent leurs ambassadeurs et mirent leurs troupes en état d’alerte. La panique déferla sur une civilisation qui comprenaient trop tard qu’en embrassant le culte des machines pensantes, elle avait passé un pacte avec le diable. La défection des machines pensantes fut appelée la Chute. La technologie fut rejetée 300 ans en arrière.

***


Les Premières Guerres Corporatistes
2224 fut le début des Premières Guerres Corporatistes. Les corporations mobilisèrent les armées qu’elles recrutaient depuis deux décennies. Il était temps que quelqu’un paye pour leurs souffrances et l’effondrement de leur brillante civilisation. Les masses laborieuses connurent une flambée de patriotisme corporatiste et en vinrent à considérer le reste du monde comme des ennemis.

Les Premières Guerres Corporatistes secouèrent le système solaire jusqu’à ses fondations. Elles devaient durer 50 ans.
Les psychologues y virent le prolongement des guerres nationalistes de l’ancienne Terre ; les dirigeants corporatistes, un moyen d’accroître leur influence et leur pouvoir ; les chefs religieux, une opportunité de semer la bonne parole dans l’esprit des croyants. Seul un homme vit ces guerres pour ce qu’elles étaient. Lui seul avait su apprécier la véritable nature de la Symétrie Obscure. Son nom était Nathaniel Durand.

à suivre..
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